Écologie

À quel point Internet Pollue-t-il ? Chiffres + Solutions

Planète Terre avec des données

D’où vient la pollution émise par Internet ? 

À force de regarder des vidéos de chats sur YouTube, envoyer les dernières images de paysages par mail à tata Yvette et surfer sur Jacquie et Michel durant tes temps de pauses, Internet pollue tellement qu’il est devenu un des plus gros pollueurs mondiaux, bien devant le trafic aérien.

Derrière le simple fait de faire une recherche sur Google, de traîner sur Facebook, de regarder un film ou d’envoyer un mail, une pollution « invisible » est émise.

Elle ne cesse de croître, et risque de devenir plus inquiétante encore dans le futur.

Analysons alors comment les vidéos de chats devenues virales polluent autant que des dizaines de milliers d’allers-retours longues distances en avion et comment réduire notre empreinte numérique.

homme qui utilise un téléphone

 

Quand les e-miels voyagent plus que les abeilles, une pollution en ressort

Première source de pollution numérique : les e-mails.

Avoue-le, on reçoit beaucoup trop d’e-mail non désiré. De publicités inutiles. De photos de paysages que l’on a déjà reçu 50 fois..

Et tous ces courriels indésirables (ou désirables) engendrent une pollution monstre.

Généralement, on considère que l’envoie d’un simple mail émet dans l’atmosphère 10 grammes de CO2 en moyenne.

Chaque Mo correspondant environ à 15g.

Bon, tu vas me dire que c’est raisonnable.

En effet, ça l’est.

Mais ça l’est si tu es le seul à envoyer des mails.

Malheureusement, il s’en échange plus de 12 milliards chaque heure émettant au total 50 GWh, soit la production électriques 18 centrales nucléaires.

Ce qui donne chaque jour environ 293 milliards de mails échangés à travers le monde.

Et donc à partir de là, ça chiffre quand même pas mal ! Surtout que chaque mail, même si tu en envoies un à tata Yvette pour la remercier des photos de paysages, parcours 15000 km en moyenne.

Enfin, pour rentrer dans du « concret », les courriels échangés annuellement par une entreprise de 100 personnes entraînent une pollution comparable à 13 allers-retours Paris-New York. Et des sociétés de la sorte, il en existe des centaines de milliers.

 

Comment expliquer qu’Internet pollue ?

Là, tu pourrais te sentir légèrement désemparé.

Comment envoyer un message dans un monde virtuel pourrait polluer l’atmosphère ?

Pourquoi Internet pollue, en quelque sorte ?

Pour répondre à cette question, il faut revenir aux bases.

Internet, ce n’est rien de plus que des millions de km de cables sous la terre et sous la mer avec des mégas-centres pour stocker toutes les informations.

Par conséquent, lorsque tu envoies un simple mail, celui-ci passe par des kilomètres de cables, arrive dans un data-center, le stocke, pour le réexpédier au destinataire.

Donc Internet pollue car tout n’est pas dématérialisé. Enfaite, une faible partie de ce monde virtuel est dématérialisée. Le reste est caché aux spectateurs et utilisateurs.

cheval qui porte un mail

Mais les mails ne sont pas les seuls à polluer, car une simple recherche Google peut mettre à mal notre monde.

 

Quand Google pollue nos recommandations.. et la planète

Lorsque tu fais une recherche sur Google après tu risques d’avoir des messages publicitaires basés sur la recherche en question partout sur Internet.

C’est ce qu’on appelle le retargeting.

Mais lorsque tu fais une recherche Google, c’est également entre 0.2 et 7 grammes de CO2 qui s’envolent dans l’atmosphère. Magique.

Encore une fois, tu peux trouver ça ridicule.

Et pourtant, chaque seconde, ce sont 39 000 recherches qui sont lancées, soit 3.3 milliards de requêtes chaque jour !

Ce qui correspond, en terme d’émission de CO2, à 24 000 allers-retours Paris-New York.

Ah, la dématérialisation d’Internet, c’est beau quand même.

Et si tu traînes également sur les réseaux sociaux, tu pollues inévitablement.

 

Internet pollue par les réseaux sociaux

Bien entendu, ceux-ci n’échappent pas à la loi. Et vu le nombre de personnes qui les utilisent chaque jour, ça fait un peu peur.

 

Facebook

Facebook n’est pas une exception à la règle et l’activité présente sur ce réseau social alourdie encore l’empreinte carbone.

Ainsi, passer une dizaine de minutes sur Facebook produirait l’équivalent d’1g de CO2.

De plus, ce sont près de 4 milliards de messages privés envoyés chaque jour par les utilisateurs en 2020. Je n’ai malheureusement pas le nombre de CO2 émit à chaque message, mais je présume que ça doit se rapprocher des e-mails et tourner aux alentours des 0.2 grammes par message.

Et enfin, chaque année, les photos et les vidéos postées par les utilisateurs entraîneraient 269 g de CO2 par personne en moyenne ! À multiplier par la suite en 2.2 milliards d’utilisateurs, bien entendu.

Comme quoi, la vidéo de chat qui est regardé, puis partagé, puis stocké en des millions d’exemplaires sur des datas-centers n’est pas sans dommage sur l’environnement :p

D’ailleurs, en parlant de vidéos, observant la pollution monumentale émise par YouTube

 

chat ordinateur

 

YouTube

YouTube.. Le géant de la vidéo a un impact environnemental non négligeable non plus.

Pour te donner un ordre d’idées, chaque minute ce sont 400 heures de vidéo qui sont ajoutées, soit près de 600 000 heures chaque jour à travers le monde !

Autant de contenus, pour la plupart, sans valeur que personne ne regardera :p

Un Homme de 80 ans vivra environ pendant 700 000 heures. Donc même s’il passait toute sa vie, 24h/24 à regarder YouTube (sans compter les pubs), il ne pourrait pas regarder plus de 2 jours d’ajouts de contenus. C’est triste quand même ^^

Bon par contre s’il faisait ça, il émettrait 4 200 kg de CO2 dans l’atmosphère, étant donné que 10 minutes de visionnages sur la plateforme, entraîne en moyenne 1 g de CO2.

Et pour reprendre le cas mondial, quotidiennement, ce sont un milliard d’heures de vidéo qui sont visionnées à travers le monde sur YouTube. Soit 6 millions de kilogrammes de CO2 émient chaque jour par YouTube et ces spectateurs.

Autant te dire que tu devrais plutôt faire attention au contenu que tu regardes 🙂

 

Maintenant, nous allons voir la première cause de pollution numérique

 

Internet pollue notamment à cause des Datas-Centers

Les datas-centers sont à la base de presque toute la pollution numérique.

Il s’agit de grands centres de serveurs, où sont stockés toutes les informations, les mails, les blogs, les comptes Facebook, les comptes bancaires, les sites x, YouTube, les jeux, etc etc..

En gros, tout ce qui est présent sur Internet est stocké dans ces énormes centres.

À première vue, tu pourrais te dire que la pollution de ces serveurs vient de la fabrication de ceux-ci.

Et tu n’aurais pas totalement tort.

Mais une grande partie vient de leur fonctionnement.

Allez, je vais tout t’expliquer.

Data center de google

 

Les datas-centers ont une sécurité hors-norme

Si demain, le serveur où est stocké ton compte Facebook, ton jeu préféré et la chaîne de plusieurs de tes YouTubeurs favoris venait à tomber en panne, voir à exploser.

Comment réagirais-tu ?

Tu serais surement en colère. Insulterait le grand brocoli sacré et te défoulerais sur un punching-ball.

Donc pour éviter ça, chaque serveur existe en double, voir en triple exemplaires !

Malinx, le lynx.

Donc la vidéo de chat que tu partages sur ton compte Facebook, se retrouve en réalité en double, triple, voir quadruple exemplaire.

Si ça ce n’est pas beau !

Le problème, c’est que ces serveurs fonctionnent quotidiennement, 24h/24 et 7j/7. Sinon, tu n’aurais pas accès à Internet tout le temps, ce serait dommage.

Sauf qu’étant donné qu’ils marchent continuellement, ils chauffent et surchauffent, à tel point qu’il faut absolument les refroidir.

Et pour faire baisser leur température, il faut installer la clim !

Mais bon, oublie celle que tu as chez toi, car un seul des climatiseurs présents dans un data-center suffirait à refroidir un hôtel de 50 chambres.

Et il n’y en a pas qu’un, mais plusieurs dizaines dans un seul data-center.

On estime qu’un data-center consomme autant d’électricité qu’une ville de 30 000 habitants en une seule journée.

Et 40% de l’électricité qu’il consomme provient de ces climatiseurs super puissants.

Puis ce n’est pas tout !

Pour faire fonctionner les serveurs, il faut des générateurs électriques.

Et environ 10 générateurs de secours sont prêts à s’enclencher à tout instant en cas de problème. Le problème étant, qu’un seul de ces générateurs suffirait à alimenter en électricité un paquebot.

Ah oui, une sécurité à toute épreuve !

 

La dématérialisation d’Internet, c’est beau quand même.. surtout quand on utilise du charbon pour faire fonctionner les datas-centers

Je t’ai tout spolié.

Tout est dans le titre.

On pourrait croire que, quand même, ces centres tourneraient à l’énergie renouvelable.

Et c’est le cas pour certains, pas de panique.

Le problème c’est que ça nécessite énormément d’électricité, et donc, ça revient extrêmement cher.

Donc les États-Unis (et pas qu’eux d’ailleurs), ont opté pour une énergie à faible coût : le charbon.

Et quoi de mieux pour avoir du charbon, que de surexploiter les montagnes Appalaches, en Virginie-Occidentale, qui est la seconde réserve de cette roche du pays.

Son charbon alimente 11 centrales de charbon de Caroline du Nord. Un état où s’est installé des datas-centers énormes, de sites web peu connus, comme Facebook, Google ou même Apple.

Et tu n’es pas sans savoir que le charbon pollu légèrement. En moyenne, celui-ci produirait 50 fois plus de CO2 que les autres énergies fossiles.

Ensuite, ce qui est intéressant de savoir c’est..

.. comment est extrait le charbon ?

Pour l’instant, Internet pollue car il fonctionne grâce à des datas-centers fonctionnant au charbon. Soit.

Maintenant, l’extraction du charbon est également génératrice de pollution.

Pour extraire cette roche, on utilise encore de la dynamite qui libère mercure, fer et aluminium. Décidément..

Puis, tu as surement dû voir les photos qui suivent l’installation des humains dans les zones à charbon.

Tout est mort.

Détruit.

mine de charbon

Inutile de signaler que les tentatives de reverdir la zone suite à la surexploitation ont été soldé par des échecs monumentaux. Rien ne peut repousser après de tels dégâts. Par conséquent, ces zones restent désertes et comptent parmi les endroits les plus tristes sur Terre.

 

Internet pollue alors principalement à cause des datas-centers

Ces datas-centers sont donc la source d’une pollution extrême :

  • les serveurs sont présents en double, voire en triple pour assurer un maintien et une fonctionnalité sans failles ;
  • les climatiseurs nécessaires à refroidir ces serveurs utilisent énormément d’électricité ;
  • Électricité, qui dans certains pays, provient du charbon ;
  • Cette roche génère alors encore plus d’émissions de CO2 et de destructions environnementales.

Ca va, tu te sens bien ?

Non parce que pour le coup tu es également responsable.

À partir du moment où tu lis ces lignes, cela signifie que tu es dans ce monde virtuel et donc que tu participes et que tu cautionnes cette pollution.

Bon, du coup j’ai une question pour toi :

 

Doit-on se passer d’Internet afin de lutter contre la pollution numérique ?

Étant donné qu’Internet pollue plus que le trafic aérien, qu’il est générateur de destructions environnementales, que l’électricité utilisée est énorme, que les kilomètres de cables nécessaires à son fonctionnement sont fait à partir de matériaux rares et tout aussi polluant, j’aurais tendance à dire..

NON !

Non, nous ne devrions pas nous passer d’internet.

Il s’agit d’une invention magique, qui permet de faire autant de biens, si ce n’est plus, que de mal.

Notre génération tourne autour de ce monde virtuel, et il serait idiot de s’en séparer.

Les prouesses d’Internet ne sont plus à démontrer et la Terre a connu une croissance énorme suite à son apparition.

Ce qu’on peut faire par contre, c’est de considérablement améliorer notre empreinte écologique en cherchant des alternatives moins polluantes sur le web.

Et c’est ce qu’on va faire

Femme heureuse téléphone
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10 solutions pour rendre notre navigation sur le web plus écolo

Qu’internet pollue, c’est un fait. Mais nous pouvons réduire cette pollution numérique. 50% des gaz à effet de serre produits par le web viennent de nous, les utilisateurs.

À partir de là, on a donc un pouvoir énorme pour faire changer les choses.

Tu as surement dû entendre parler du fait que si Internet était un pays, ce serait le 3e plus gros consommateur d’électricité.

Ca nous donne alors une piste pour trouver des solutions.

Nous allons donc en voir 10 pour permettre de réduire la pollution numérique

 

Moins mais mieux

Le « slogan » des minimalistes s’applique également ici.

Tu peux très bien décider d’entreprendre une diète médiatique, afin de te séparer du contenu inutile pour te concentrer sur ce que tu recherches vraiment.

Pour ça, au lieu de perdre ton temps sur YouTube, tu peux par exemple installer un bloqueur de fil d’actualité, de sorte à ne pas être attiré par les miniatures et les titres aguicheurs quand tu ouvres la plateforme.

Par conséquent, tu iras directement visionner la vidéo qui t’intéresse de regarder, au lieu d’en regarder 3 avant celle pour laquelle tu étais vraiment venu à la base.

Moins mais mieux s’applique partout, et c’est la base.

Moins de mails, mais de meilleure qualité. Traîner moins sur Facebook pour regarder uniquement ce qui nous intéresse. Moins de blogs, mais de qualités accrues.

Enfin bref, tu as compris ! 🙂

 

Installer Cleanfox

Nous l’avons vu, les mails sont générateurs d’une grande pollution.

Par conséquent, tu peux installer CleanFox qui va te supprimer facilement et rapidement tous les mails dont tu ne te sers plus, et te désinscrire également de toutes les newsletters que tu en as marre de recevoir.

Ainsi, si tu as des milliers de mails qui sont encore stockés sur des datas-centers, tu vas pouvoir les éliminer et libérer de la place.

Ensuite, si tu veux réduire l’impact écologique de tes mails, évite de mettre des pièces jointes, qui alourdissent le message, ainsi que de ne pas t’inscrire à plein de newsletters pour le moins inutiles. :p

 

Installer Écosia

Dans la même idée, tu peux installer un moteur de recherche éthique, comme Lilo ou Écosia.

Ces moteurs de recherche s’apparentant à Google, permettent en plus de planter des arbres ou de soutenir des causes sociales et environnementales.

Et si tu as décidé d’utiliser encore Google, enregistre tes sites favoris dans la barre d’adresse.

Ainsi, tu gagneras du temps, en plus d’éviter de rejeter encore plus de CO2 dans l’atmosphère.

Accueil écosia

 

Regarder les vidéos en une qualité inférieure

Internet pollue énormément à cause des vidéos également.

Il est alors possible de moins éjecter de dioxydes de carbone dans l’atmosphère en regardant les vidéos en plus faible qualité.

Je t’avouerais ne pas savoir trop pourquoi, mais je présume que plus la vidéo est faible en qualité, moins il y a d’informations à traiter, et donc les données reçues et exploitées sont également inférieures. Par conséquent, il y a un travail moins important de la part des serveurs, et donc, les émissions émises sont également moins importantes.

 

Conseils en vrac

Après, il existe pleins d’autres conseils bateaux, que tu as surement déjà entendu, mais pas appliquer. Comme par exemple:

  • éteindre la box quand tu t’en vas
  • éteindre tes appareils ou les mettre en veille
  • brancher tous les appareils sur une multiprise que tu éteints le soir ou lorsque tu t’en vas
  • ne pas laisser allumer le blue-tooth, la wifi, les données mobiles..
  • mettre un économiseur d’énergie
  • baisser la luminosité de nos appareils
  • ..

 

Voilà pour les solutions à mettre en place face à une telle catastrophe révolutionnaire.

Si tu en as d’autres, n’hésite pas à en faire part en commentaire, ça aidera encore plus la planète Terre et ses habitants 🙂

Et n’oublie pas, internet pollue mais ce n’est pas parce que quelque chose est « mal » ou « pollue » qu’il faut absolument l’éradiquer. Internet permet de faire énormément de bien, et il est préférable de mettre en avant ce côté, sans pour non plus oublier toutes les émissions de gaz à effet de serre nécessaires pour faire fonctionner une telle invention.

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