Alimentation

Impact Environnemental de la Viande – Démêler le vrai du faux

Mouton d'élevage

L’impact écologique de la viande sur l’environnement.. sacrée Marguerite

Dong, dong.

L’église sonne 12H00, et comme à ton habitude, tu vas manger.

Au repas ?

Le classique steak-pâtes.

Encore un festin où tu vas te régaler. Ce repas correspond à ton préféré, derrière bien entendu, les hamburgers, les pizzas et les glaces.

Mais voilà.

Aujourd’hui est différent. Car aujourd’hui, tu as pris conscience que tu te nourrissais d’un être vivant.

Doté d’émotions, de sentiments. Un être qui est mort pour ton plaisir.

As-tu pensé à le remercier ?

Si ce n’était pas le cas, réfléchis-y à le faire maintenant. De toute manière, ce sera probablement la dernière fois que tu en manges, si tu es sensible à l’écosystème.

Pourquoi ?

Pour l’unique raison que nous allons voir l’impact environnemental de la viande.

Autant te dire qu’il n’y a pas que du beau. Il y a même du très sale. Un peu comme la voisine qui ne s’est pas lavée depuis 15 jours.

 

L’impact environnemental de la viande à l’échelle mondiale

L’environnement est le deuxième qui souffre le plus dans l’histoire.

L’industrie de la viande fait des ravages sur les animaux, mais la planète n’est pour le moins pas épargnée.

Alors, je tiens à t’avertir que les données, les chiffres et les études que tu vas découvrir ci-dessous risquent de ne pas être exacts. Des centaines d’observations ont eu lieu, qui aboutissent toutes sur des résultats différents. J’ai décidé de garder les plus pertinentes et les plus justes.

Ainsi, il se pourrait que tu trouves des nombres qui varient légèrement de source en source.

Parenthèse fermée, attaquons-nous au plus global du global, le réchauffement climatique.

 

L’impact écologique de la viande sur le réchauffement climatique

« Comment ça, l’élevage est responsable du réchauffement climatique ? Je suis sûr que c’est le pet des vaches ça ! »

En parti oui, mais pas uniquement.

En effet, le premier impact environnemental de la viande, c’est le rejet affolant des gaz à effet de serre.

Accroche-toi bien, car 14,5 % des émissions de ces gaz présents sur la planète sont imputés à la consommation de chair animale.

Dis comme ça, ça peut paraître flou pour toi.

Pour te donner une idée, c’est autant que tous les voitures, camions, bateaux, avions et Multipla réunis.

Oui, la viande pollue plus que tous les transports de la Terre.

Ça pose les bases.

Mais ce n’est pas tout. Et c’est loin d’être le pire. Tiens, jette un œil à l’impact suivant.

 

Nous avons transformé la Terre en camp de concentration

Élevage intensif

Le plus inquiétant dans cette industrie réside dans la place qu’elle occupe.

Nous avons transformé la planète en un lieu pour préparer la viande.

Ainsi, 83 % des terres agricoles sont destinées à nourrir les animaux d’élevages. Donc, imagine l’ensemble de celles-ci, et dis-toi que plus des 4/5 ne sont pas réservées à notre alimentation. Elles le sont pour entretenir les bêtes, que nous mangerons par la suite. Et tu comprendras en lisant l’article que ce compromis n’est pas des plus intelligents.

Bon, et si tu ne te rends pas compte de ce qu’évoque 83 % des sols paysans, tu peux prendre la Terre et la divisée en 4.

Pourquoi cela ?

Car 83 % des terrains agricoles représentent 26 % de la planète totale. Ça fait beaucoup. Beaucoup trop.

Et si tu veux un exemple plus parlant, nos pâturages constituent 33 millions de kilomètres carrés, soit la taille de l’Afrique.

Ça fait beaucoup de places utilisées pour pas grand-chose, tu ne trouves pas ?

Bon. À partir de ce moment-là, tu pourrais douter, malgré les études, de la véracité de ces propos.

Comment est-ce que ces animaux peuvent prendre autant d’espaces ?

Les bétails en eux-mêmes n’en occupent pas tant que ça. Mais il faut les nourrir, ces 100 milliards de porcs, vaches, poulets que l’on tue chaque année.

Et parce que ton steak est avant tout une bouche à nourrir, il est nécessaire de créer des plantations destinées « aux biftecks sur pattes » d’élevages.

On en vient alors à notre troisième impact environnemental de la viande.

 

Les animaux sont des bouches à nourrir, la Terre un lieu pour créer la nourriture

Et parce que faire pousser des céréales pour des milliards d’êtres vivants requiert de la place, nous sommes bien obligés d’en trouver.

Sauf que la planète n’est pas extensible.

Il faut alors se créer de l’espace en forçant un peu.

Ainsi, nous déforestons des forêts, parfois primaires, telles que l’Amazonie. La principale souffrante dans l’histoire.

Selon une étude parue sur The Guardian, l’élevage représente 80 % de la déforestation amazonienne. Dans diverses sources, j’ai également trouvé 63 %, chiffre qui me semble plus plausible. D’ailleurs, c’est ce nombre que j’ai utilisé dans l’article sur Les causes de la Déforestation. Tu verras qu’il correspond davantage avec les autres facteurs.

Quoi qu’il en soit, l’Amazonie subit de plein fouet notre consommation de viande. Nous sommes rendus à un tel point qu’il est nécessaire de raser des arbres pour pouvoir planter du soja destiné à nourrir nos élevages.

Ridicule.

« Soja, qui a parlé de soja ? Ce sont les végans qu’en mangeant, ils aiment bien ça eux, non ? »

Il est vrai que le soja c’est très bon. Malheureusement, nous humains ne sommes pas de ceux qui en profitent le plus.

Approximativement 4 % du soja mondial est consommé par nous.

Oui, ça fait peu.

À l’inverse, 70 à 90 % du soja est destiné aux animaux. Selon Greenpeace, monsieur.

Tu comprends alors que l’impact environnemental de la viande est tout de même très important. Mais bon, c’est loin d’être fini.

Car s’il faut nourrir toutes ces bouches, on est contraint également d’éviter qu’elles se déshydratent. Ainsi, l’élevage représente une solide part de la consommation d’eau mondiale.

 

L’impact de la viande sur l’eau mondiale

Tu entends souvent parler, et l’on y reviendra, qu’il fasse environ 15 000 L d’eau pour produire un seul kilogramme de steak.

Ce chiffre n’est pas si honnête qu’il en a l’air, mais il n’est pas totalement faux.

Je t’expliquerais tout ça par la suite.

Maintenant, 15000L pour un kilo, c’est déjà beaucoup. Mais dis-toi que ce sont plus de 300 millions de tonnes de chairs qui sont mangées, ou plutôt achetées, chaque année.

Inutile de multiplier ce montant par 15 000, ce serait trop imprécis, et surtout complètement erroné.

J’ai une donnée plus simple pour toi.

Un chiffre percutant.

Celui de 27 %.

27 %, c’est la part d’eau douce mondiale que représenterait l’élevage (comprenant l’industrie laitière et de la viande) selon une étude. Donc sur l’ensemble de l’eau douce utilisée, 1/4 serviraient alors à nourrir notre steak et notre poulet fermier ?

Et en plus de ces 27 %, ce sont également 8 % de l’emploi total en eau à l’échelle de la planète.

Ce n’est pas le moment de paniquer. Nous n’avons pas encore fini l’impact environnemental de la viande. Il nous reste juste une petite précision à apporter à cette montagne d’effets.

 

L’impact écologique de la viande sur les sols et les fleuves

Et parce que des milliards d’animaux ce sont surtout des milliards de tonnes de merdes et d’urines, l’impact environnemental de la viande devient d’autant plus inquiétant.

Les déjections des bêtes viennent par la suite polluer les sols et les fleuves alentour, notamment faute des nitrates et des phosphores, ainsi qu’à cause de l’épandage du fumier et du lisier. Dis comme ça, ça ne donne pas envie.

En résumé, on est loin du satisfaisant engrais naturel de ferme. Là on est plus sur la bonne grosse merde qui détruit tout.

Enfin, cela pose également des problèmes éthiques majeurs que je te laisse deviner. Ce n’est pas le sujet de l’article, cela fera tout de même l’objet d’un prochain.

Écoute, sur l’impact environnemental mondial de la consommation de viande et de son industrie, on est bon.

Maintenant, toutes les chairs ne se valent pas. Ainsi, certaines sont à privilégier plus que d’autres. Notamment une.

Probablement ta préférée. Celle que tu retrouves bien souvent dans ton hamburger.

La viande bovine.

 

L’impact écologique de cette viande est trop important.. bannis-la au moins de ton alimentation

Vache qui tire la langue

La vache, regroupant le lait et la viande, représente 60 % des émissions de CO2 de toute cette industrie.

Tu te remémores les 14,5 % des gaz à effet de serre imputés à la consommation de chairs animales ? Rien que les bovins en prennent 9,3 %. Ça fait tout de même beaucoup, je te l’accorde.

On pourrait alors se dire que c’est normal, car c’est possiblement les bœufs que l’on fait le plus reproduire.

Même pas !

Sur toute l’industrie de la viande (sans compter les poissons), les bovins représentent uniquement 20 % de la demande. 1/5 de la celle mangée, pour 3/5 des gaz à effet de serre. Ils n’ont jamais été bons en mathématiques ces animaux.

Et en plus, il faut les nourrir les 500 kilogrammes sur pattes.

 

L’impact environnemental de la viande de bœuf provient principalement de leur besoin nutritionnel

https://www.youtube.com/watch?v=NxvQPzrg2Wg&t=26s

En moyenne, pour un kilo de steak — là encore, je n’ai pas réussi à avoir les mêmes données partout — il faudrait jusqu’à 25 kg de grains, et 15 000 L d’eau.

Nous allons le voir par la suite, mais j’ai toujours eu l’information d’entre 7 et 12 kilogrammes de céréales par kilogramme de viande. Cette information des 25 kilogrammes provient de cette étude.

Le moment est alors idéal pour parler de ces 15 000 L d’eau, souvent évoqué par les analyses, les véganes et les écolos.

Ce chiffre est complètement véridique. Cependant, beaucoup de personnes l’interprètent mal. En réalité, il s’agit du Waterfootprint, comprenant l’eau bleue, l’eau grise et l’eau verte. L’eau bleue correspond à l’abreuvement, donc typiquement ce que la vache boit. L’eau grise c’est la consommation nécessaire à la préservation de sa qualité. Et l’eau verte représente l’eau de pluie absorbée et évaporée par les surfaces fourragères.

Par conséquent, les 15 000 litres d’eau prennent en compte également l’eau de pluie qui tombe. Est-ce juste de l’inclure ? Oui, étant donné qu’elle fait partie de l’empreinte eau de la viande.

Pour comparer cette somme à d’autres empreintes eau, cela nous donne 1300L d’eau par kilo de blé, 900 pour le maïs ou encore 21 000 pour le café selon l’article l’empreinte eau de Reporterre.

Ce chiffre des 15 000 litres d’eau correspondons alors surtout à l’eau nécessaire pour irriguer les céréales et le fourrage. Ainsi, le soja est à 900 litres. Si on considère qu’un boeuf doit manger douze kilogrammes de grains par kilogramme de steak, on arrive déjà à une empreinte eau de 10 800 litres, rien qu’avec l’alimentation. Il reste encore à ajouter l’empreinte du foin, l’eau indispensable pour abreuver la bête, etc.. et on retombe bien sur les 15 000 litres annoncés.

Attention alors. Il faut bien 15 000 litres par kilogrammes de viande bovine, mais il s’agit d’eau virtuelle pour la plupart des cas.

L’eau réelle nécessaire pour nourrir l’animal doit représenter environ 50 à 100 litres par kilogrammes de chair. Tu t’aperçois donc que ces deux chiffres n’ont rien à voir.

OK ! Reste bien accroché à ton écran, car nous allons découvrir une statistique complètement délirante, à faire tomber par terre un sumo.

 

100 grammes de bœuf ou un kilogramme de poulet ?

La viande bovine n’est clairement pas soutenable d’un point de vue écologique. L’impact environnemental de cette viande est bien trop important. Et l’évaluation présentée ci-dessous, tirée directement de la vidéo d’Osons Causer, le démontre bien.

Cette donnée révèle que 100 grammes de bœuf sont équivalents à soit

  • 672 grammes de porc
  • 746 grammes de canard
  • 800 grammes de lapin
  • 884 grammes de poulet
  • ou 30 œufs moyens !

Complètement délirant, n’est-ce pas ?

En gros, tu pourrais multiplier par huit la taille de ton hamburger si tu passais de la viande de bœuf à celle de poulet.

Incroyable.

Je te mettrais la vidéo qui en fait référence plus bas dans l’article.

Bon, c’est bien beau, mais là, tu peux être sceptique à nouveau. Pourquoi les vaches polluent-elles autant ? Quelle est la différence entre elles, appart la grosseur, et un autre animal ?

 

Pourquoi l’impact environnemental de la viande bovine est-il si important ?

On l’a vu auparavant, les boeufs émettent beaucoup de gaz à effet de serre.

Selon les scientifiques, chaque vache roduirait chaque année 125 kg d’équivalent CO2, soit un trajet de 400 km en voiture. Multiplie alors ce nombre par les 8 millions de vaches françaises, et ça peut faire peur. D’ailleurs, un super article, intitulé « Pourquoi les vaches polluent ? Parce qu’elles manquent de savoir-vivre ! » t’explique le tout en détail, n’hésite pas à le lire.

Allez, revenons à nos vaches. Celles-ci mêmes qui participeraient à plus de 9 % des gaz à effet de serre mondiale.

 

Pourquoi polluent-elles autant ?

Tu le sais si bien, les vaches sont des ruminants. Et comme tout bon ruminant, elles rotent. Cela leur apporte de l’énergie. Tu peux découvrir un petit livret numérique également pour apprendre « Pourquoi les vaches rotent-elles ? ». C’est passionnant.

De cette manière, rien que les rôts des vaches représentent 40 % de la pollution de toute l’industrie de la viande.

Un énorme secteur de gaz à effet de serre alors.

 

Sans compter que les bovins mangent beaucoup.

Beaucoup plus que les autres animaux en tout cas.

Tiens, pour les comparer, la vache dévore 4 fois plus de nourriture qu’un porc et 7,5 fois plus d’aliments qu’un poulet. Ainsi, il faut donc 4x plus de céréales pour produire un kilo de viande bovine qu’un kilo de cochon, et 7.5x plus de grains pour survenir à un kilo de chairs bovines qu’un kilo de volaille.

Encore une fois, ces chiffres sont tirés de la vidéo d’Osons Causer, disponible ci-dessous.

Les principaux postes de pollution des bovins

Bon, et si tu veux aller encore plus loin dans les principaux postes de pollution des bovins, je t’invite à consulter cette étude. Tu en apprendras surement beaucoup sur les vaches et sur leur présence dans notre pays.

Pour simplifier les données les plus importantes de ce document, les deux sièges essentiels de pollution des bovins sont la fermentation entérique (qui représente près de 50 %) — le rôt des vaches en bon français — et la gestion des effluents.

Nous l’avons vu précédemment,les bovins constituent une grande part du rejet de gaz à effet de serre. Et celle-ci l’est d’autant plus en France.

Dans ce cher pays, l’agriculture correspond à 17 % des gaz à effet de serre. Et les bovins, à eux seuls, représentent 60 % de tous les gaz à effet de serre agricoles. C’est bien beau de manger de la viande, mais ça pollue pas mal quand même !

Heureusement, environ 1/3 de cette pollution est compensé par les haies et les prairies. Enfin, les 2/3 persistent toujours. Et ça m’étonnerait que ce soit celui qui dévore le bifteck qui plante un arbre par la suite.

Reste bien accroché désormais. Dans cet article, on a découvert qu’une alimentation omnivore polluait énormément, ravageait les forêts, ruinait des vies, occupait un quart de la planète, empoisonnait les sols et les fleuves et d’autres trucs cools encore.

Et à présent, nous allons voir que tous ces impacts négatifs écologiques de la viande ne servent strictement à rien.

À rien du tout.

 

L’impact écologique de la viande est-elle justifiée ?

Agneau, viande

La véritable question est celle-ci : l’impact environnemental de la viande est-elle légitimée ?

Toute cette pollution, toute cette destruction, tous ces crimes valent-ils le coup ?

Pourquoi mange-t-on de la viande finalement ?

Pour se nourrir ? Pour vivre ?

Non, plus de nos jours.

C’était le cas auparavant. Où l’on chassait pour survivre, et lorsqu’il n’y avait pas cette diversité de fruits et légumes à ta disposition.

Maintenant, la viande est en barquette plastique. On est loin de l’alimentation de nos ancêtres.

Alors bien sûr, cette situation comprend la majorité de la population, mais non pas la totalité.

Certains peuples sont encore dépendants de la prédation, et mangent de la viande pour vivre. Cela ne les concerne alors aucunement. Et d’ailleurs, l’impact environnemental de leur viande est faible.

Mais donc, si ce n’est pour se nourrir et pour vivre, à quoi bon tuer et détruire l’écosystème ?

La réponse réside en une expérience gustative.

Malheureusement pour nous, la viande est extrêmement bonne et savoureuse. Le lait sous forme de fromage est sublime.

On afflige alors autant de problèmes à l’environnement pour un goût en bouche, une simple envie pour satisfaire nos papilles gustatives.

Tiens, voici des données qui appuient ces propos.

 

La viande ne représente qu’une faible part des calories ingérées

La viande ne sert pas à nourrir la population, et la preuve se trouve dans cette étude.

Selon science.sciencemag, les viandes ne fournissent que 18 % des calories et moins de 37 % des protéines que nous mangeons.

Un chiffre qui pourrait nous faire halluciner.

Sur toute notre alimentation, la viande, qui a le plus d’impact néfaste sur l’environnement, ne représente qu’un cinquième de nos calories consommées.

Bien que ceux-ci apportent une satisfaisante part des protéines, ils sont complètement dispensables. Nous ne serions alors pas obligés de détruire autant l’écosystème si l’on revenait à une nourriture pour la survie, et non pour le plaisir.

D’autant plus que les repas végétaliens sont succulents, et peuvent égaler voire surpasser ceux omnivores.

Tiens, pour te fournir un ordre d’idée du gaspillage réel planétaire que l’on effectue, considère l’étude suivante.

Il a été prouvé que les vaches ne convertissent que 4 % de leur aliment en protéine et 3 % des calories qu’on leur donne à manger. Oui, oui, c’est-à-dire que 97 % des calories sont perdues pour nous.

Donc en gros, ça revient à cultiver 1 kilogramme de soja, en jeter 970 grammes à la poubelle, et en garder uniquement 30.

Bon l’avantage, c’est que ces 30 grammes auront un goût de bifteck.

Allez allez, continuons sur ce gâchis.

 

Un gaspillage planétaire.. alors que des millions de personnes se couchent le ventre vide

Chiche d’aller dire à un individu en situation de famine : « Dans notre pays, on aime mieux échanger 12 kg de céréales contre 1 kg de viande. Tu comprends, on ne crève pas de faim, nous. ».

Ce serait méchant, n’est-ce pas ?

Et pourtant, c’est ce qu’on préfère faire.

On trouve ça normal de donner à manger entre 7 à 12 kg de graminées à un animal pour avoir uniquement 1 kg de nourriture à la sortie.

L’Homme, une espèce intelligente.

Oh, je t’entends parler toi au fond. Tu te dis que si tu manges de la viande bio, c’est mieux ? Que ça ne détruit pas l’écosystème, ou bien moins que la conventionnelle ?

Malheureusement pour nous, la viande bio nécessite plus de ressources que la conventionnelle. Plus de places également. Dommage.

Bon et alors. Concrètement, ça donnerait quoi un monde entièrement végan, sans l’impact environnemental néfaste de la viande ?

 

L’impact environnemental de la viande anéanti dans un monde 100 % végan

Une société sans chair animale, sans souffrance, sans lait ni œuf également. En bref, sans élevage.

Eh bien ce serait la merde.

Le monde entier ne pourrait pas être végan. Non pas par des raisons de choix, mais de nécessité. De plus, cela aggraverait la situation dans certaines parties du globe.

Par exemple, certaines portions de la population se nourrissent principalement de poissons. Je pense notamment aux Japonais.

Et ce peuple, s’il devait s’alimenter uniquement de végétaux, devrait cultiver bien plus dans un espace qui ne le lui permet pas.

C’est pour cette raison que je dis qu’un monde 100 % végan est utopique. Dans la réalité, ce n’est pas concevable, et c’est bien comme ça.

Étant végan, je ne suis pas pour que la population entière devienne végan. Je considère la chasse et la pêche comme bonne, dans la mesure où elle est effectuée dans le but de se nourrir, et non pour le plaisir. Ainsi, les Japonais pourraient manger leur poisson, les inuits également, et les peuples vivants dans les bois pourraient continuer de chasser.

Par contre, dans ce monde, il n’y aurait pas d’élevages intensifs. Pas de souffrance inutile. Tous les pays occidentaux et tous ceux qui pourraient se le permettre seraient entièrement végan.

Oui, ils se nourriraient uniquement avec des végétaux. N’en déplaise à tonton Jacky.

Premièrement, avec cette alimentation exclusivement végétale, on pourrait fournir une plus grande part de la population.

 

La nourriture destinée aux animaux pourrait être redistribuée aux humains

Élevage de mouton

Tu te rappelles la donnée, comme quoi seulement 4 % du soja était consommé par les humains ?

Eh bien dorénavant qu’il n’y a plus de bouches animales à nourrir (pour notre ingestion future), on pourrait redistribuer 95 % de ce soja aux personnes ayant faim. Et ainsi, selon une étude, on pourrait approvisionner 3,5 milliards d’individus de plus, simplement en mangeant ce que nous fournissons présentement aux bêtes.

Les problèmes de famine ne seraient plus d’actualité, et des millions de gens pourront désormais jouir d’une alimentation suffisante pour vivre.

On observerait également une diminution nette des gaz à effet de serre.

Toute la pollution due à l’élevage ne serait plus, et la place habitée par celui-ci serait de nouveau disponible.

Une partie des 33 millions de kilomètres carrés de pâturages pourrait être réoccupée par dame nature. Et ainsi, pouvoir planter des arbres régulant la température, protégeant les sols et réduisant le réchauffement climatique.

Néanmoins, nous ne pourrions récupérer l’ensemble de ces terres. Un important pourcentage est désormais devenu stérile, faute d’un piétinement constant de la part des animaux. La désertification a fait son travail.

Ensuite, au niveau de la santé, un monde entièrement végan permettrait de diminuer une bonne partie des maladies cardio-vasculaires, ainsi que certains cancers. La vitalité du peuple s’améliorerait, notamment grâce à l’incorporation dans la nutrition d’une plus grande part de légumes et de fruits. Une alimentation riche, variée, et bénéfique pour l’Homme.

 

Ce monde, beau, merveilleux, tiré d’un Disney pourrait se réaliser un jour.

Certes, l’ensemble de la population ne sera probablement pas prête à cesser complètement la viande, mais plus nous sommes nombreux, et plus nous aurons une portée majeure.

Nous, humains privilégiés qui n’avons pas besoin de chair animale et de produits d’origines bestiales pour vivre, ne devrions-nous pas arrêter d’en avaler ?

À présent, tu es conscient de l’impact environnemental de la viande que tu consommes. Tu sais désormais que tu as un rôle important à jouer sur la santé globale de la Terre et de ses habitants. Tu es puissant, et tu as les moyens d’agir.

Que vas-tu faire ? Vas-tu fermer l’article, et reprendre à manger autant de viande ? Continuer à polluer la terre, la mer et l’air ? À priver des milliards de personnes de repas ?

Ou vas-tu changer ton alimentation ? Te tourner vers une nourriture plus saine, éthique, écologique et durable ? Commenceras-tu à remplacer ta viande bovine par de la blanche ? À diminuer ta consommation de produits carnés et la réduire à des occasions spéciales seulement ?

Serais-tu prêt à faire ses efforts pour le bien commun ?

Si tu le souhaites, j’ai écrit un véritable Guide Complet pour Devenir Végan en 6 semaines. Tu peux le découvrir, le lire, et l’appliquer. Ainsi, tu commenceras à voir les changements apparaître, à la fois dans ton corps que dans tes pensées. Tu adopteras donc un mode de consommation éthique et responsable. Une alimentation saine et durable. Ça ne tient qu’à toi.

Et si tu veux aller plus loin, tu peux apprendre les bases du véganisme avec un format vidéo, en rentrant ton adresse mail ci-dessous :

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